Il y a quelques sujets que j’aimerais pouvoir fuir, comme vous sans doute. Le plus prégnant est celui de […]

géolocalisation du chaos annoncé



Il y a quelques sujets que j’aimerais pouvoir fuir, comme vous sans doute. Le plus prégnant est celui de notre dépendance aux énergies fossiles et à l’énergie nucléaire. J’aimerais pouvoir le fuir parce que j’y suis impliquée jusqu’au cou et parce qu’il regorge d’expériences extrêmes et dévastatrices pour notre biotope, la Terre. Physiquement je vais m’en éloigner le plus possible, notamment en quittant la région que j’habite et parce que je préfère ne pas prendre ma voiture plutôt que d’aller grossir le flot des véhicules en déplacement pour … je ne sais où.

Vive les vacances !

Lors de mes dernières vacances en Corse, il y a plus de 10 ans, j’ai ressenti une peur panique. Alors que nous logions dans un bungalow modeste à l’intérieur d’un camping du littoral, partir en courses s’est révélé un cauchemar. Je quittais ma région pour deux semaines de vacances annuelles et je me retrouvais dans une file d’attente à l’entrée du supermarché pire que celle qu’il m’arrivait de vivre 3 ou 4 fois par année lors de jours exceptionnels. Une peur panique, je vous dis ! En quoi étais-je en train de vivre des vacances ? De surcroît, je me souviens très bien de l’allée du camping qui longeait notre bungalow et sur laquelle descendait le matin et remontait le soir un Parisien remorquant son jet-ski flambant neuf. Chaque soir, il s’arrêtait à la baraque des douches et rinçait son engin à grande eau…

Depuis, j’appréhende toujours le fait de partir en vacances. J’ai d’ailleurs décidé que je voyagerais dorénavant sans esprit ‘vacances’, mais plutôt pour explorer des modes de vie et de culture qui caressent la Terre et l’Humain dans le sens de l’harmonie, de l’interdépendance et de l’autonomie.

Je me sens de plus en plus étrangère au mouvement environnant qui semble ignorer les signaux d’alerte et les connaissances scientifiques, continuant à qui mieux mieux le divertissement, l’étourdissement et l’abrutissement et qui s’émeut de la misère humaine quand elle est frappée par la catastrophe naturelle. D’autres misères récoltent moins d’attention, moins de soutien. Certaines récoltent d’ailleurs des murs de barbelés et des murs de pierre.

Je tiens à m’éloigner, le plus possible, du ‘confusionnisme’ ambiant (terme emprunté à cet article) qui invente autant d’expressions et de boutades que la facilité et la cupidité en demandent pour pouvoir noyer allègrement la situation : « qu’est-ce que tu veux qu’on y fasse ? ».

Je veux reprendre brique après brique, autant que possible, les éléments de ma liberté, de mon autonomie d’être vivant. Je n’ai pas l’illusion de pouvoir m’extraire entièrement des griffes de la société de consommation, je suis par contre certaine d’avoir déjà quitté le consumérisme effréné. Serait-il possible pour moi de renoncer à terme aux énergies fossiles ? J’aimerais tant…

La géopolitique, et surtout celle entourant l’enjeu des ressources naturelles, m’a toujours passionnée. Celle du pétrole est intrinsèquement liée à l’histoire politique mondiale contemporaine : lire à propos du pétrole, c’est lire à propos des rapports de force au niveau géopolitique mondial. Ces derniers mois, j’ai lu et partagé quelques articles relativement longs qu’apparemment beaucoup de mes amis Facebook ne lisent pas, certainement parce qu’ils ne sont ni courts ni réjouissants. Je ne m’arrête pas à cela. Si je m’intéresse à un sujet, c’est pour le creuser, l’approfondir, le relier à notre écosystème en péril. C’est pour tenter de vulgariser ce qui est logiquement ardu à un habitué des lolcats

J’aimerais donner une nouvelle orientation à Vivre Nature. Ecrire sur ces sujets qui nous donnent envie de fuir la réflexion et qui pourtant nous y ramènent sans cesse. Comment réfléchir les enjeux environnementaux aujourd’hui ? Comment est-ce que je traite les informations dont nous abreuvent les grands me*dias ? Pourquoi pas en vous montrant comment je fais mes recherches, mais surtout en vous présentant leurs résultats, en tentant la synthèse des éléments en présence, en faisant des liens entre ce qui apparemment n’en a aucun, en exerçant ma mission de tisseuse à vagues. Bien évidemment, le choix des sujets que j’aborderai sera fortement corrélé aux événements du présent et à mes pulsions de curiosité. Si je suis une chercheuse, je ne poursuis qu’un objectif, celui de comprendre par moi-même le monde qui m’entoure et d’émettre mes propres hypothèses.

Par contre, je ne vais pas mâcher tout le travail pour le lecteur. Les références aux articles que j’insère sont importantes, elles pointent vers des sources que j’estime fiables et dont le contenu a participé pour beaucoup à ce que je présente.

A vous, qui désirez reprendre les rênes de votre être-au-monde, de devenir à votre tour chercheur ou chercheuse et de faire vos propres liens : lisez, parcourez, fouillez ! Suivez vos intérêts et vos intuitions et SURFEZ ! Faites vos choix de souris ! Mais de grâce, donnez-vous la peine de vous instruire sur le monde réel dans lequel nous vivons AUJOURD’HUI ! Ressentez, oui, prenez du plaisir à vous faire du bien ( ! ) mais surtout observez. Comprenez que votre bien-être, intérieur et extérieur, ne dépend pas de tout ce confort et de tout ce progrès. Retrouvez en vous les valeurs qui vous portent, vous animent et vous nourrissent. Ensuite, agissez ! Agissez à votre hauteur, à votre grandeur, à la largeur de vos bras tendus et à la profondeur de vos pieds en mouvement. Au-delà du paysage qui vous entoure, vos mains sont impuissantes. Vos pensées, vos actes ici et votre attitude en tout, par contre, ont des répercussions partout dans le monde, par interdépendance, dont je crois bien que vous ignorez la puissance… Chacun de nos choix présents, dans NOTRE vie, influe sur le tout. Et c’est le seul milieu, le seul biotope, dont nous soyons maîtres. Ce biotope est total : physique par l’action, émotionnel par les sentiments et mental/spirituel par nos neurones connectés.

En moi, aucun prosélytisme de complot, ni aucune volonté de catastrophisme. Plutôt une curiosité inébranlable (bien malgré moi !) et le désir d’apporter ma part à la prise de conscience de la situation dramatique dans laquelle nous sommes désormais et qui frappera, demain et après-demain, à gauche et à droite, au Nord et au Sud, sans prévenir.

 

Sujets qui me titillent fortement

 

Les dossiers et les articles se construiront sous vos yeux. Je ne prémédite rien, je cherche… Je prends des notes, mes doigts courent sur le clavier et le pavé tactile, et je construis mon approche. Je vous souhaite une excellente lecture et de belles découvertes éclairantes et porteuses d’une nouvelle vision et d’une action réfléchie, plus écologique et plus consciente.

Merci de me lire.

Tita, mai 2016



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