Cette semaine, une vidéo partagée par un de mes amis Facebook m’a fortement interpelée. Parce que je suis une vraie Idéfix et que voir un arbre se faire […]

pourquoi abattre les Oliviers des Pouilles ?



Cette semaine, une vidéo partagée par un de mes amis Facebook m’a fortement interpelée. Parce que je suis une vraie Idéfix et que voir un arbre se faire déraciner m’arrache les tripes. Alors imaginez ma tête face à un champ gigantesque d’oliviers bicentenaires couchés sur le sol, les entrailles à l’air…

Oui, ça me fait cet effet-là. Et comme je ne comprends pas bien l’italien (je me débrouille mieux en espagnol), j’ai commencé à poser des questions et je me retrouve face à une problématique que j’ignorais : suite à une directive européenne et en accord avec le gouvernement italien, tous les oliviers des Pouilles ont été ou vont être déracinés et abattus.

La séquence vidéo ci-dessus a été mise en ligne le 9 novembre 2015. Puis, sous la même publication, est venue s’ajouter celle-ci, publiée le 23 mars dernier :

Ici on voit bien l’étendue du problème … Tous les oliviers de toute la région des Pouilles, ce sont des dizaines de milliers d’oliviers !! Ne comprenant toujours pas pourquoi, je suis partie à la pêche aux informations et je suis tout d’abord tombée sur cet article du Temps (Suisse romande) d’août 2016.

Malgré les injonctions de Bruxelles, l’Italie rechigne à arracher ses oliviers malades : cet article présente les raisons invoquées par Bruxelles (l’épidémie à contrôler) et les forces en présence, il montre aussi que tout n’est pas clair. Entre rumeurs, défense d’un patrimoine séculaire et identitaire et conclusions scientifiques, il y a de quoi se poser quelques questions et, comme à mon habitude, ça me chatouille…! Je vais donc CHERCHER !

 

La suspecte

Xylella fastidiosa, ou la bactérie tueuse d’oliviers. Venu d’Amérique où il sévit depuis un siècle, ce cancer végétal a déjà provoqué la mort de milliers d’oliviers dans les Pouilles, dans le sud de l’Italie. Le gouvernement prévoit d’abattre préventivement des milliers d’arbres pour stopper l’épidémie, avant qu’elle ne gagne l’Europe. Des voix s’élèvent contre ces méthodes, qui prévoient en outre l’utilisation de pesticides. Elles prônent des approches plus respectueuses de l’environnement.
[Fabien Goubet, Le Temps, avril 2015]

 

Ça donne déjà un petit aperçu du sujet. J’y ai ainsi appris que …

  • cette bactérie a déjà fait des ravages, et en fait encore, sur tout le continent américain,
  • les oliviers ne sont pas ses seules victimes : agrumiers, lauriers, rhododendrons, chênes,
  • controverse il y a : certains évoquent la responsabilité d’un champignon, et non de cette bactérie, d’autres retrouvent des usages d’antan pour les soins aux oliviers et obtiennent de jolis résultats qui détonnent dans le paysage macabre d’oliveraies asséchées…
  • l’UE agit ainsi en application du principe de précaution : abattre tous les oliviers malades, ainsi que ceux dans un rayon de 100 mètres autour de ces foyers, et contrôler étroitement les arbres dans un rayon de 10 km,

@+


les Oliviers des Pouilles, suite ?
(mise à jour 14 avril 2017)

Voici ce que je découvre aujourd’hui sur le net…

Des Italiens se battent pour protéger leurs oliviers contre un gazoduc géant soutenu par Vinci et la Société générale

A creuser…


 



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