Parlons donc des énergies fossiles, et plus particulièrement du pétrole. [billets du dossier, dans l’ordre chronologique de création : (1) Fort McMurray, nous y sommes – (2) Prix du brut […]


Parlons donc des énergies fossiles, et plus particulièrement du pétrole.

[billets du dossier, dans l’ordre chronologique de création : (1) Fort McMurray, nous y sommes – (2) Prix du brut en chute : les gagnants et les perdants (traduction en progression) – (3) En Equateur, la tache indélébile du pétrole]

 


photo du film 'There will be blood' (2007)
photo du film ‘There will be blood’ (2007)

Pétrole & énergies fossiles

Si vous avez plus de 40 ans, je pense que vous vous souvenez d’avoir étudié à l’école nos sources d’énergie et plus particulièrement le pétrole. Avec cette annonce de l’époque que le pic pétrolier serait atteint dans la 1ère partie du 21e siècle. Vous vous souvenez ? Vous avez senti le temps passer ? Nous sommes en 2016 et à lire certains articles, il semblerait bien que nous y soyons bien rendus…

(…) 1981 est la première année où les niveaux d’extraction à travers le monde ont dépassé celui des nouvelles découvertes. Si on saute à 2008, et alors que 31 milliards de barils ont été pompés cette année là, seulement 7 milliards ont été découverts.

[source > PeakOil : Les bases]

 

40 ans de pétrole, on est tranquille…

Comprendre les chiffres, revenir à la source de leur calcul, et surtout comprendre qu’ils ne sont pas figés dans le temps, voilà ce que je découvre dans l’article (2012) de Jean-Marc Manicore intitulé « Pourquoi dit-on depuis 40 ans qu’il y a 40 ans de pétrole ?« , au demeurant très instructif sur notre façon de ‘penser le pétrole’.

Que voulaient dire ceux qui ont mis en circulation les premiers cette expression de « 40 ans de pétrole » ? Tout simplement que, à ce moment là, les réserves prouvées de pétrole étaient égales à 40 fois la production de l’année passée. Comme nous n’aimons pas trop nous creuser la cervelle sur des expressions simples, tous ceux qui voyaient passer cette expression ont fait un raccourci qui les a amenés à quelque chose d’un peu différent. L’assimilation a été la suivante : « nous avons 40 fois la production de l’an passé » = « nous avons 40 ans au rythme actuel de consommation » = « nous avons 40 ans de pétrole » = « nous avons 40 ans de tranquillité ». Et voici comment nous passons d’un volume (40 fois la production de l’année dernière) a une durée ! (nous sommes tranquilles pour 40 ans).

J’ai tout bien lu, du haut en bas, en m’arrêtant sur chaque graphique et sa légende, et je reste dubitative… Du coup, je me dis que je dois avoir loupé un coche quelque part et, comme sa théorie fait une référence étroite aux différents types de réserves de pétrole, je suis revenue en haut pour lire la page dont il donne le lien dans l’extrait ci-dessus. … (lecture)

Aujourd’hui on nous parle d’un côté de la débâcle de Doha ou l’effondrement du vieil ordre pétrolier et, de l’autre, d’un incendie phénoménal hors contrôle en Alberta. Le premier de ces deux articles offre un résumé très instructif des origines de la situation actuelle, en termes de zones de contrôle, de conflits, d’alliances et de concurrence. Le deuxième, que j’ai rédigé, regroupe différents articles au sujet de ce que les me*dias laissent pieusement de côté à propos de l’incendie qui ravage Fort Murray au Canada : la catastrophe écologique que l’extraction des sables bitumeux représente. Après Fukushima, les incendies de forêts en Indonésie, la rupture de barrages miniers au Brésil, et les presque habituelles marées noires, voilà que la nouvelle poule aux oeufs d’or dans cette course au pouvoir, dans cette fuite en avant face au désastre écologique, rompt le pacte : après l’eau polluée, les déchets toxiques accumulés rendant l’air irrespirable et les sols impraticables, c’est le feu qui s’en mêle… Il marque ainsi violemment les conséquences irréfléchies de la désertification et de l’empoisonnement dus à l’extraction d’un pétrole de surcroît horriblement coûteux… Le pétrole le plus sale de la terre.

(tbc – à suivre)


(liens vers des articles, mes notes)


liens vers 3 articles (fév.-mars 2017) dont les 2 premiers (des ‘tribunes’) se répondent sur le site Reporterre, et le 3e sur le site Le Partage (site de l’auteur), entre Nicolas Casaux et Cyril Dion sur « les énergies renouvelables » et leur place … pas encore lu ! c’est pour ça que je les mets ici ;-)


Le monde financier face aux énergies fossiles et aux énergies contraires…



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