(exercice de traduction anglais-français) [article paru sur le site de la BBC, le 19 janvier 2015] Le prix global du pétrole s’est sérieusement infléchi depuis 7 mois, provoquant […]

Prix du brut en chute : les gagnants et les perdants



(exercice de traduction anglais-français)

[article paru sur le site de la BBC, le 19 janvier 2015]

Le prix global du pétrole s’est sérieusement infléchi depuis 7 mois, provoquant de sérieuses baisses de revenus dans maints pays exportateurs, alors que de leur côté les consommateurs des pays importateurs d’énergie fossile paieront probablement moins pour chauffer leurs foyers ou se déplacer en voiture.

De 2010 à la mi-2014, les prix mondiaux du brut ont été relativement stables, aux alentours de $110 le baril. Cependant, depuis juin, les prix ont chuté de plus de la moitié. Le pétrole brut Brent s’est maintenant enfoncé sous les $50 le baril pour la première fois depuis mai 2009 et le brut US est, quant à lui, descendu en-dessous des $48 le baril.

Les raisons à cette évolution vont de pair : faiblesse de la demande dans de nombreux pays en raison d’une croissance économique insignifiante, adossée à une flambée de la production américaine.

A cela s’ajoute le fait que le cartel pétrolier OPEP est déterminé à ne pas fermer le robinet de la production pour faire remonter les prix.

Qui sont donc les gagnants et les perdants ?

Russie : soutenir le rouble

La Russie est un des principaux producteurs de pétrole de la planète et son taux d’intérêt dramatiquement élevé à 17% en soutien au rouble dans la tourmente souligne la lourde dépendance de son économie en matière de revenus énergétiques, avec 70% de ses revenus d’exportation attribués au pétrole et au gaz.

Pour chaque dollar perdu par le prix du pétrole, la Russie perd environ $2 mia de revenus et la Banque Mondiale a averti que l’économie russe pouvait perdre au moins 0.7% en 2015 si les prix du pétrole ne se redressent pas.

En dépit de la situation, la Russie a confirmé qu’elle ne couperait pas sa production pour affermir les prix du brut.

« Si nous réduisons notre production, les pays importateurs augmenteront leur production et cela signifiera pour nous la perte de notre marché de niche », a déclaré le ministre de l’Energie Alexander Novak.

Le pays est frappé de plein fouet par la chute des cours du pétrole à laquelle vient s’ajouter les sanctions occidentales en réponse au soutien russe apporté aux séparatistes ukrainiens. Le gouvernement a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2015, prédisant une plongée récessive pour le pays.



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